Digital Auto Report : Retrouvez la 6ème edition de notre étude

Les premiers véhicules 100% autonomes circuleront dès 2028 en Europe, aux Etats-Unis et en Chine

Les constructeurs se tournent vers les véhicules autonomes, connectés et électriques. Les premiers véhicules 100% autonomes – sans présence humaine requise à bord, produits en série, sont attendus dès 2028 sur trois grands marchés : l’Europe, l’Etats-Unis et la Chine.

  • Les véhicules électriques ou hybrides devraient représenter 58% des ventes de voitures neuves en Europe, aux États-Unis et en Chine dès 2025.
  • Plus de 85% des voitures neuves sont déjà considérées aujourd’hui comme connectées et, d’ici à 2025, plus de 470 millions de véhicules connectés seront en circulation dans ces 3 régions.
  • En 2030, on estime qu’environ 80 millions de voitures autonomes circuleront au sein de ces trois marchés majeurs, grâce notamment au lancement de robot-taxis à partir de 2025.

Conséquence directe de cette évolution, « la mobilité en tant que service » (MaaS) transformera le secteur automobile au profit de la « mobilité partagée » et de la « roboconomie ». Ces offres de mobilité et de services numériques adaptés devraient se développer pour améliorer l’expérience utilisateur des véhicules autonomes et connectés et contribuer à la réduction de leur impact carbone :

  • Le secteur des services de mobilité numérique devrait peser environ 2 200 milliards d’euros par an à travers le monde en 2030.
  • La valeur du marché de la mobilité partagée (MaaS) devrait croître de 24% par an en Europe, aux États-Unis et en Chine sur la période 2017-2030, pour atteindre 1,3 milliard d’euros.
  • En 2030, environ un tiers des véhicules neufs seront destinés à l’auto-partage.
  • En 2030, 42% de l’ensemble des kilomètres parcourus en Europe se feront à bord d’un véhicule autonome.

First priority

La connectivité et les services associés seront au cœur du business model de l’automobile de demain

La voiture connectée fait déjà partie du paysage routier et les véhicules électriques et autonomes devraient percer définitivement dans les prochaines années. Ils devraient devenir moins chers que les modèles à moteur thermique entre 2025 et 2030, d’après un modèle de coût tenant compte de la dépréciation, de la consommation de carburant, de l’entretien, de la fiscalité et de l’assurance. Grâce à la connectivité et à l’autonomie de ces véhicules, de nombreuses opportunités devraient émerger ces prochaines années pour tout le secteur de l’automobile, sous forme de services de mobilité digitaux.

À moyen terme, la transition vers la « mobilité en tant que service » devrait influencer à la fois la chaîne de valeur du secteur et le comportement des clients. D’ici à 2030, ces nouveaux services représenteront un peu plus de 20% du potentiel de profit du marché de la mobilité, renforçant ainsi la pression sur les marges des constructeurs. Demain, la production et la vente d’automobiles ne représenteront plus guère que 50% de la création de valeur du secteur, contre environ 85% aujourd’hui. L’autre moitié ira aux domaines de la gestion de parcs automobiles et des services numériques.

« Avec la voiture connectée, les constructeurs ne vont plus seulement vendre des véhicules mais devront profiter de la connectivité pour offrir une nouvelle expérience client. La mobilité deviendra une expérience à part entière, enrichie d’un ensemble de services de loisirs, d’e-commerce, de télécommunications, etc. »

— François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC

En 2030, environ un tiers des véhicules neufs sera destiné à l’auto-partage

En 2030, 36% de l’ensemble des kilomètres parcourus en Europe se feront à bord d’un véhicule partagé et 42% à bord d’un véhicule autonome. La part de 16% revenant aux véhicules autonomes privés en Europe, aux Etats-Unis et en Chine (2030) indique que les Européens sont les plus portés sur le mode de la propriété privée au niveau international (États-Unis : 11%, Chine : 10%).

L’expansion rapide du parc de véhicules autonomes partagés entraînera une hausse de 28% des ventes de voitures neuves par rapport aux volumes d’aujourd’hui. À plus long terme, toutefois, l’auto-partage réduira de 25% le nombre de voitures circulant sur les routes d’Europe, des États-Unis et des autres marchés arrivés à maturité. En effet, le volume du marché de la mobilité partagée devrait croître de 24% par an sur ces trois marchés sur la période 2017-2030, pour atteindre 1,3 milliard d’euros. Ainsi, en 2030, environ un tiers des véhicules neufs sera destiné à l’auto-partage.

La remise en question des acteurs traditionnels du secteur automobile

À moyen terme, la forte demande des parcs de véhicules autonomes devrait entraîner une convergence et une situation de concurrence parallèle entre acteurs du e-commerce, sociétés de logistique et exploitants de parcs automobiles. Concernant le rôle qu’ils auront à jouer dans cette « roboconomie », les constructeurs automobiles devront trancher : préfèreront-ils laisser le champ aux transporteurs émergents - opérateurs de flottes ou de plateformes de mobilité - et devenir des « spécialistes légers / ateliers de design » ? Ou bien choisiront-ils de pénétrer le marché de la mobilité dans sa globalité, via la recherche de nouveaux investisseurs et la mise en place de stratégies de diversification ?

Plusieurs opportunités se présentent sur le marché, notamment par des améliorations fonctionnelles des véhicules grâce aux technologies digitales, qui réduisent les coûts de production et de maintenance ou augmentent la fidélité du client. À long terme, toutefois, seuls réussiront sur le marché les acteurs qui sauront relever le défi consistant à s’émanciper des catégories individuelles pour se transformer en plateforme globale proposant des services de mobilité et du e-commerce.

Insight for an industry in turnoil

Contactez nous