10.04.2013
Le secteur de la création en France profite de la numérisation

Le chiffre d'affaires de l’industrie de la création est en augmentation, à près de 34 milliards d'euros

Le chiffre d'affaires du numérique augmente de plus de 13 % par an depuis 2001 / Effets positifs du numérique plus importants que les désavantages / Meilleure monétisation des contenus sur Internet / Une étude de Booz & Company sur les tendances dans le secteur du livre et de la presse, et dans les industries du cinéma, de la TV, des jeux vidéo et de la musique

L’impact économique de la numérisation et de l'Internet se révèle être étonnamment positif pour le secteur de la création en France. En dépit de changements structurels importants, le chiffre d'affaire des cinq secteurs de la création les plus importants - l’édition, la presse, les films et TV, les jeux vidéo et la musique - a atteint près de 34 milliards d'euros depuis 2001 ce qui représente un taux de croissance annuel de plus de 2%. En particulier, les revenus provenant des activités numériques du secteur ont augmenté de plus de 13% par an pour atteindre 10 milliards d'euros. L’étude qui sous-tend ces résultats «Le futur numérique de la France créative» du cabinet de conseil Booz & Company en partenariat avec Google a été présentée aujourd'hui à Paris.

En particulier, l'Internet a poussé la consommation de média des européens à des niveaux record. En moyenne, les français passent plus de quatre heures par jour à consommer des produits et services multimédias : deux heures sont dédiées à regarder la télévision et environ 40 minutes sont passées à lire des journaux et des magazines. Le temps passé sur Internet s’élève à une heure et demie, et a presque triplé par rapport à il y a sept ans. En parallèle, la monétisation des contenus s'est considérablement améliorée. En moyenne, les consommateurs européens payent 4 cents pour chaque heure de média consommée en ligne, ce qui représente une augmentation de plus de 140% depuis 2003. En comparaison, le consommateur moyen dépense 17 cents pour chaque heure de films et TV consommée et 23 cents pour les médias papiers.

Selon les auteurs de l’étude, les acteurs du secteur de la création bénéficient également de la transition numérique de leur industrie, surtout grâce à un accès plus simple aux canaux de distribution et de communication avec leur public. Dans l'industrie de la musique par exemple, la création de valeur pour les artistes et labels est restée constante au cours des 10 dernières années. Alors qu’ils perçoivent traditionnellement 32 % des ventes de CD, ils bénéficient d'une part de 66 % sur les téléchargements, les marges de production, de distribution et de vente au détail étant minimisées dans le modèle numérique.

«Les consommateurs et les créateurs sont les grands bénéficiaires de la numérisation du secteur de la création» dit Hannes Gmelin, spécialiste des médias numériques et directeur chez Booz & Company. «Mais toute entreprise de ce secteur peut y gagner aussi tant qu'elle est capable de créer des expériences de consommation pertinentes et de se concentrer sur les deux leviers de croissance que sont le numérique et les paiements directes des consommateurs.»

A l’échelle européenne, l'étude parvient à des conclusions similaires. Les recettes totales des entreprises du secteur de la création ont progressé de 30 milliards d’euros à près de 200 milliards d'euros depuis 2001. 25 % soit 50 milliards d'euros de ces revenus peuvent être attribués au secteur numérique, ce chiffre, en croissance annuelle de plus de 11 % est légèrement moins soutenu que la tendance française. Avec une consommation quotidienne totale de média de 4,2 heures dont 1,3 heure pour l'Internet, le consommateur européen est très similaire au consommateur français : utilisateur avisé d’Internet, il est à même de placer le secteur de la création en position de leader afin de continuer à faire croître l'environnement numérique.

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